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Source : CNIL
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Une polémique que l’on sentait monter, a un instant occupé le devant de la scène médiatique avant de disparaitre, poussé vers le néant par plus bruyante qu’elle. As usual, rien de nouveau.
Sauf que cette fois, elle portait sur une évolution légale potentiellement porteuse de dérives plus ou moins incontrôlables : en cas de contestation, ce sera à autrui de prouver qu’un gendarme ou policier a ouvert le feu sur quelqu’un sans cause impérieuse. Le contraire d’aujourd’hui. Les constats de la réalité de terrain ont poussé cette évolution qui allait de plus dans le sens de la vision partisane de la société qu’une frange grandissante de la classe politique tente d’imposer. La montée en lice de générations de plus en plus désinhibées, capable des pires excès au nom de la liberté de faire n’importe quoi, confronte les forces de l’ordre à des situations délirantes, inimaginables pour beaucoup de nos concitoyens, qui débouchent sur des dégâts humains et matériels croissants. Open bar à la violence et aux excès en tous genres. Comment réagir de façon contrôlée et cadrée face à des gens qui ont perdu toute mesure ? Notre classe politique, fidèle à elle-même, n’a rien trouvé de mieux que d’inventer un nouveau cautère sur une jambe de bois, que de sévir sur les symptômes sans se préoccuper de la maladie sociale à l’origine de la perte de repères touchant nos contemporains. J’ai souvent parlé de la magie exercée par les armes sur leurs porteurs, qui doivent être instruits le mieux possible de leur malfaisance intrinsèque et savoir que la seule sécurité dont ils disposent est directement proportionnelle à leur sang-froid et à leur capacité à ne pas être tentés de réagir au premier degré. Une sacrée gageure face aux jusqu’au-boutistes de la provocation, une ligne de crête. L’évolution vers l’inversion de preuve affaiblit encore cette exigence de recul par rapport au vécu, ce qui nous mènera à une multiplication d’incidents infiniment contestables par les parties en présence et donc à une dégradation encore plus intense de la cohésion sociale, origine de beaucoup de maux. Tirer le premier avant qu’il ne soit apparemment trop tard, laissant ce choix à un protagoniste sous pression, est la dernière étape avant le « Tirez dans le tas » dont certains rêvent tout haut à chaque incident entre dealers… Hélas, dans l’esprit de beaucoup, c’est la réponse évidente, au premier degré, sans recul ni réflexion. Notre société ne regarde pas la réalité en face, ne se demande pas comment on a pu en arriver là, qui a failli ? Les familles qui ne s’occupent plus d’éduquer leur progéniture, faute de l’avoir déjà été elles-mêmes ? L’école publique, qui produit des cancres en série pour avoir confisqué leur pouvoir aux maitres d’école et cache le désastre en abaissant les critères de réussite ? À l’état qui ne fait rien contre un système politico-économique régit par la loi du plus fort, promoteur d’individualisme forcené et producteur d’inégalités sociales abyssales ? Bonnes questions dont les réponses sont connues mais n’entrent pas dans les plans des politiciens qui ont les yeux fixés sur la ligne du bas du tableau Excel en refusant de voir un peu plus haut l’absence de certains dans la case recettes. Les copains. Et puis, appauvrir les pauvres est une forme de maintien de l’ordre peu couteuse, même si cela explose de temps en temps. Nous sommes aujourd’hui aux mains de tueurs de dépenses. Bien sûr, faire des économies entre dans les préceptes de la décence commune, jusqu’au moment où on s’attaque à l’indispensable sociétal, notion à géométrie variable ayant visiblement échappé aux élus qui ont laissé faire les maitres de la haute administration, bien entendu élus par personne et hélas tous issus d’écoles vendues à l’idéologie néolibérale, celle de la loi du plus fort, des winners contre les losers. Dans cet esprit d’économies à tous crins, notre société abandonne donc ses obligations sociales dans un esprit mercantile qui n’est pas le sien, au détriment de ceux qu’elle est censée protéger et qui n’ont plus d’autre ressource que d’en venir à la loi du plus fort en passant d’abord par celles des plus libres de faire n’importe quoi… Retroussons nos manches pour affronter les vraies solutions, difficiles et couteuses à initier, remettons l’éducation au premier plan, des petits et des grands, ne laissons pas les forces de l’ordre seules à affronter nos manquements passés, tous les citoyens responsables doivent s’y mettre, inlassablement. |
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AlternativeS DémocratiqueS 2011-2026
