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Source : CNIL
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La planète est aujourd’hui encore le théâtre bien involontaire de nos débordements. En faire la liste est un triste exercice, cependant indispensable pour avoir idée du niveau d’agressivité du moment.
La conflictualité par kilomètre carré ou par kilomètre de frontières est stupéfiante. Si on prenait un planisphère en noir et blanc et qu’on s’amusait à surligner les frontières contestées de rouge et à barbouiller les territoires champs de bataille en jaune, violet ou vert suivant la nature des conflits, on aurait une belle salade de fruits empoisonnée ! Et plus beaucoup de blanc ou noir ! En bref, ça se bagarre partout. Ukraine, Iran, Moyen-Orient, Soudan, sans parler de tous les pays aux souverainetés contestées par des groupes armés dont on ne sait plus s’ils sont politiques, religieux, mafieux ou les trois à la fois. Et plus personne pour taper du poing sur la table, rôle jadis dévolu à l’ONU qui a failli à coups de vétos et d’interventions impuissantes. Les pays puissants sont repliés sur eux-mêmes, le regard fixé sur leur balance commerciale et obsédés par la sécurité de leurs approvisionnements en matières premières. Pour le reste, l’indifférence est la règle, la question n’est plus : « qu’est-ce que je peux faire pour que cela aille mieux ? » mais « qu’est-ce que je peux faire pour gagner plus ? » Les humains sont sortis de l’équation. Quelque chose devrait cependant nous chagriner dans cet état des lieux : ce que les pays riches et puissants ont gagné en prospérité, ils l’ont perdu en agressivité, ou plutôt, ils exercent à présent leur agressivité policée sur un plan différent de celle de pays moins favorisés, en oubliant que cette dernière relève directement de la loi du plus fort exercée dans une violence sans limites. La lutte de ceux qui ont tout à perdre contre ceux qui n’ont rien à perdre n’est jamais équilibrée. Défendre des acquis pousse moins aux extrêmes qu’attaquer pour conquérir. C’est la lutte du réel contre le rêve. Les différences culturelles sont aussi un facteur majeur. Prenons un exemple connu de tous en nous souvenant de la sidération des soldats américains durant la guerre contre le Japon, lorsqu’ils ont vu se multiplier les attaques kamikazes alors qu’ils étaient à deux doigts de l’emporter contre un pays harassé et exsangue. Sauf que. La culture japonaise n’est pas la culture américaine. Là où les uns ne pensent qu’à rentrer chez eux, les autres sont prêts à se sacrifier pour gagner. Le niveau d’agressivité des uns et des autres n’est pas comparable. Chacun fait son devoir au sens des us et coutumes de sa propre culture. Le gradient alimente la machine à tuer. Dans l’état actuel du monde, l’impuissance des pays riches tient à la démission de leurs populations très peu enclines à se sacrifier pour autre chose que leur bien-être individuel et immédiat, et encore. Nous aussi sommes sidérés de voir des types se faire sauter pour tuer un maximum de mécréants, au point que quelques individus déterminés de ce même tonneau peuvent presque mettre un pays à genoux ! Nous, français, avons vécu de tels moments. Quitte à me faire lapider, j’ose affirmer que notre ramollissement concomitant avec l’endurcissement de challengers implacables, n’augure pas de lendemains qui chantent. Nous sommes menacés de l’extérieur par nombre d’autocrates dont le culot se nourrit de nos lâchetés et même à l’intérieur où par indifférence nous avons laissé croitre des pouvoirs parallèles aujourd’hui militarisés et bien plus déterminés que tout citoyen moyen ! Des gens qui ne votent pas et qui se foutent de la démocratie comme de leur première Kalachnikov ! Dans notre société même, l’écart de violence entre groupes sociaux augmente bien sûr en faveur des plus violents. Globalement, on observe que l’agressivité est une question de mentalité. Vouloir mater quelqu’un à coup de bombes est souvent contraire à l’effet recherché. Les extrémistes palestiniens sont toujours là malgré le traitement infligé par les extrémistes israéliens. L’Iran empoisonne la planète entière en réponse à l’arrogance américaine en forme de méthode Coué et qui, une fois de plus a fait long feu face à des gens culturellement bien plus déterminés que des capitalistes pragmatiques bien que sauvages ! Et que dire de Vlad 1er qui se casse les dents depuis quatre ans sur un pays dont il a sous-estimé la capacité de résistance et dont la population montre une agressivité assez extraordinaire, nourrie du souvenir abominable des exactions soviétiques, exemple étonnant de gens qui défendent un rêve face à des Russes qui n’en ont plus. Il ne nous reste plus qu’à nous réveiller d’urgence et à cesser de croire aux Bisounours. |
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Petite rectification: les extrémistes palestiniens sont pourchassé légalement par l'armée et c est justifié. Par contre les colons religieux fanatiques des territoires , eux , ne pourchassent que de pauvres bédouins isolés qui n'ont rien demander afin de récupérer leurs terres ! Ils font aussi des razzias incendiaires dans les villages....et là, ça durera jusqu'au remplacement du gouvernement actuel ,carrément sur une pente fachisante. Si les israéliens ont admis les arabes au sein du pays, la population laïque déteste plus les extrémistes juifs du coté est du Jourdain. Il est plus à craindre une guerre civile future, d'ailleurs elle a déjà commencé vu les émeutes des ultra-orthodoxes qui se heurtent aux policiers depuis quelques jours refusant la conscription, contrairement aux Druzes et Circassiens, pourtant musulmans!
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