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Source : CNIL
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Réfléchir à la nature du pouvoir mène forcément à se poser la question de son exercice. Et là, ça se complique puisque nous entrons dans le vif du sujet, nous nous aventurons dans la réalité du monde…
Cet exercice se répartit sur un très large spectre. Le pouvoir s’infiltre dans nos vies par exemple, dès qu’on refuse un cornet de glace à son enfant. Le pouvoir de dire non. Ou n’importe quoi d’autre à quelqu’un qui n’est pas en capacité de s’y opposer. C’est une sorte de fluide qui irrigue toutes les relations humaines, il est partout, plus ou moins intense, plus ou moins abondant, plus ou moins agressif. Tout est donc dans le dosage. On peut voir le monde comme un écheveau de fils de pouvoirs qui s’entremêlent en tirant à hue et à dia, formant une gigantesque toile d’araignée qui brouille l’entendement de qui cherche à comprendre les tenants et aboutissants d’un tel réseau. Au cours de notre vie, nous sommes confrontés à la relativité de cet exercice. Il dépend beaucoup des circonstances. Au quotidien, entre individus qui se côtoient dans les cellules familiales ou amicales, c’est à petites touches que se structurent nos relations à autrui avec une retenue qui permet d’imposer en douceur une hiérarchie entre les protagonistes. Si cette retenue disparait, on en vient immédiatement à des abus relevant du rapport de force qui peut dégénérer en agression et en violence pure. On évoque souvent le mot de « civilisation » pour caractériser cette fameuse retenue sans laquelle tout ne serait que conflits. Elle existe même dans les sociétés humaines les plus rugueuses. Une retenue qui est une sorte d’exercice bienveillant du pouvoir, à but pédagogique ou d’apaisement. Dans le domaine de relations plus larges, professionnelles par exemple, on a pris l’habitude de canaliser le pouvoir en le structurant hiérarchiquement, chaque niveau ayant sa part, plus grande que celui du dessous. Ainsi, plus on monte, plus la densité de pouvoir par individu est grande, jusqu’au monarque absolu qui regarde tout le monde de haut ! Une pyramide à l’envers… Là aussi, une certaine retenue s’impose, seulement modulée par les circonstances. Lorsque tout va bien, l’exercice bienveillant du pouvoir garantit la fluidité des organisations où le seul danger est la confiscation du pouvoir par les échelons supérieurs tant sa délégation est difficile pour les esprits faibles, les égos boursoufflés ou les natures autoritaires. Lorsque tout va mal, il n’est plus temps de tourner autour du pot, l’exercice du pouvoir devient vertical et autant que faire se peut, sans discussion et à effet immédiat car l’urgence prime. Il est alors important de s’être préparé à l’avance en créant divers cadres permettant de ne rien oublier dans la construction d’un ordre en s’appuyant sur une vision aussi claire que possible de la situation. On le voit, ce fluide est d’une fréquentation compliquée, le manipuler n’est pas anodin, s’y préparer n’est pas un luxe inutile. Les meilleures entreprises humaines, les plus porteuses de progrès ou d’efficacité peuvent être ruinées par des chefs incompétents ou dont les buts diffèrent de l’intérêt général de ce qu’ils dirigent. Ils ne doivent jamais oublier qu’ils seront d’autant mieux compris et obéis que lorsqu’ils auront au préalable bien défini les buts de guerre et les moyens de les atteindre afin que leurs subordonnés soient rassurés de parcourir un chemin déjà balisé pour des raisons acceptées d’eux. J’enfonce des portes ouvertes ? D’expérience, j’insiste sur ce dernier point et sur le fait que celui qui dirige doit sans cesse remettre sa méfiance du pouvoir sur le métier pour l’exercer sans effets secondaires détestables : on est comme au sommet d’un toboggan trop glissant, il faut choisir son point de chute avant de s’y engager sinon… |
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AlternativeS DémocratiqueS 2011-2026
