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Source : CNIL

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SUJET : Citoyenneté

Citoyenneté 07 Jan 2026 16:39 #2737

De tout temps, les Humains ont vécu en communautés, en société donc. Nous sommes des animaux grégaires même si les autres nous sortent parfois par le nez. Ou s’ils figurent l’enfer qu’est la tenue d’une dignité face à eux. Une dignité.
Pourquoi une vie en société ? Parce que la puissance d’une société est la transcendance des individus qui la composent, une puissance bien supérieure à la somme de celles de ses membres.
Nous savons tous que la vie en société nécessite le partage d’un certain nombre de choses, garantes de la cohésion du groupe parmi lesquelles la conception du monde, le langage, les valeurs, les habitudes sociales, les us et coutumes ne sont pas les moindres.
Le volume et la force de ce que partagent ceux qui vivent dans de petits groupes est bien supérieur à ce qui est commun à d’autres, plus nombreux. Il semble même qu’au-delà d’une certaine taille, les groupes humains soient difficiles à agréger. A l’inverse de la gravitation universelle pour la matière, la cohésion sociale est inversement proportionnelle à la quantité d’individus.
Par exemple, dans une bande humaine du paléolithique, sa centaine d’individus devait avoir la même conception du monde, le même langage, etc. Dans un pays comptant des millions d’habitants, la diversité des croyances entraine la diversité des conceptions du monde, les distances géographiques, celle des langages, etc… La cohésion sociale doit être alors renforcée par des valeurs, principes et lois respectés de tous, permettant la compréhension et la tolérance mutuelles qui lui sont indispensables.
Plus la société est importante, plus les individus qui la composent sont divers, plus elle a besoin de principes et lois synthétiques constituant un socle commun minimum où s’applique la loyauté des individus envers leur société.
Une loyauté qui implique des droits et des devoirs pour les deux parties en présence, les individus devant agir pour la société qui doit les protéger en retour, dans le respect de leur dignité.
Alors et seulement alors, l’individu membre d’une société dont il partage les buts et respecte les règles, en devient un membre actif. Si cette société est devenue par ailleurs une nation, c’est-à-dire un groupe humain stable et partageant les mêmes principes, ce membre actif en devient un citoyen.
Ses droits sont garantis par les lois et règles construites à partir des principes de la société. Ses devoirs prennent la forme d’un engagement à défendre tout ce qu’elle représente et jusqu’à son existence même au prix de la sienne propre. De cette façon, l’individu participe activement à la société.
Ainsi, le citoyen a son mot à dire en ce qui concerne l’évolution de sa société dans le monde, ce n’est pas un mouton dans un troupeau qui suit le mouvement sans réfléchir. En effet, qu’il soit ou non majoritaire, son avis pèse dans la conduite de la vie collective régie par des règles acceptées de tous.
Si la société ou nation, est en danger, le citoyen a le devoir de s’engager à la défendre dans la mesure de ses possibilités et partie des moyens collectifs prévus à cet effet.
Comme il s’agit d’un engagement, le citoyen doit être passé par les étapes de sa construction.
Il doit avoir conscience du monde qui l’entoure, aidé en cela par les institutions adéquates proposées par la société et sa culture propre.
Cette conscientisation ajoutée à une éducation sociale, politique et culturelle ouverte et critique, doit le mener à se sentir concerné par le sort de la société où il évolue librement.
Ses capacités foncières et acquise par l’éducation doivent se mettre au service de ce concernement et mener à l’action citoyenne dans un engagement en faveur de la société.
C’est la nature de la société qui conditionne l’intensité de l’engagement, qu’il soit libre lorsqu’elle est ouverte et de nature démocratique, qu’il soit contraint lorsqu’elle est dictatoriale et verrouillée.
Il est difficile de parler d’engagement dans une société régie par des règles principalement marchandes où le contrat fait figure de loi des parties, ou tout se négocie pour un profit, où tout est valeur d’usage ou d’échange, où rien n’est intangible tant que cela peut se négocier. Une société marchande n’est pas une société, c’est un marché avec les règles du marché. La majorité des individus y sont créateurs de valeur au profit d’une minorité qui fournit les moyens de production et accapare les profits. Si on va jusqu’à l’os, une société marchande n’est régie que par des rapports de force où nul idéal ne se trouve pris en compte à part la course au profit immédiat.
L’histoire du monde nous enseigne que la plupart des groupes humains l’ayant marquée formaient société au sens où on l’entend couramment, leur puissance étant bien la transcendance de celle de leurs membres.
Notre société marchande fondée sur des rapports contractuels entre individus libres, handicapée par l’individualisme de ses membres qui en est l’effet secondaire principal, ne forme pas société et ne possède plus de puissance transcendante.
Nous sommes donc en grand danger face à des autocraties armées de citoyens concernés et motivés, même si tout est fondé sur des mensonges et des contraintes. Ce n’est pas une question de bien ou de mal, notions toutes relatives ici, mais d’une dialectique entre force collective et individuelle.
En conséquence, pour former des citoyens dans notre société nationale, il est urgent de reconsidérer certains principes délétères, sous-produits de l’idéologie marchande, qui se sont substitués abusivement à ceux qui l’ont fondée, liberté, égalité, fraternité, puis laïcité et équité. Faute de quoi, nos efforts n’auront aucun sens.
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