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Source : CNIL
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Nous entendons souvent parler de perte de sens. Expression valise qui contient tout et son contraire, parfait exemple de ruse pour sous-entendre un tas de choses en se gardant bien d’entrer dans le détail.
Comme l’avait parfaitement bien perçu George Orwell et caractérisé dans « 1984 », par le newspeak plus connu sous nos latitudes comme novlangue, ou néoparler plus récemment, le commencement de la perte de sens est celle du langage. Les dominants et dirigeants du moment excellent dans la pratique de l’enfumage permanent au point que nous ne comprenons plus où ils veulent en venir entre le début et la fin de leurs phrases. Manière de se protéger de leurs mensonges et quitte à mentir, autant que cela soit brouillé par des mots utilisés en contresens, autant abuser d’euphémismes abscons, autant camoufler leur vilenie derrière une langue incompréhensible. Cela ne semble troubler personne à l’ère des réseaux sociaux où le langage est compressé et dévoyé pour le forcer à entrer dans ces tuyaux trop étroits. Comment comprendre alors qui veut dire quoi ? Comment communiquer de façon fiable alors que le média est à ce point malmené jusqu’à dire le contraire de ce que l’on entend ? Comment bien comprendre un interlocuteur à travers l’interprétation hasardeuse de ses dires ? Nous sommes en train de tourner le dos à l’extraordinaire potentiel de notre langue et de ses multiples ramifications professionnelles où les mots sont là pour éviter les malentendus de périphrases obscures et aller à l’essentiel sans détours. La stupéfiante diminution du vocabulaire employé couramment par nos contemporains est source de mécompréhensions qui se soldent trop souvent en conflits plus ou moins violents, les coups de poings remplaçant des arguments qu’on ne sait plus exprimer clairement. D’où une montée des relations au premier degré et des réactions inconséquentes à la moindre interaction avec un autre. Il y a plus grave à mes yeux, lorsqu’une évidence est exprimée sans fards, la levée de bouclier qui s’ensuit systématiquement est révélatrice de la puissance de diversion de la novlangue courante, qui rend toute parole directe si aveuglante qu’elle en devient menaçante et lève des tempêtes. Le dernier exemple en date est la polémique soulevée par le chef d’état-major des Armées, le général d’armée aérienne Fabien Mandon, lorsqu’après un tableau sans concession des menaces montant de l’est, a affirmé que «la France doit accepter de perdre ses enfants… ». Orage médiatique, tout ce que compte ce pays de commentateurs et autres donneurs de leçons familiers des chaines d’info en continu et autres marigots nauséabonds, a tonné contre ce général qui osait rappeler une réalité plus que dérangeante en ces temps de bonheur consumériste éternel. Eh oui, dans ce pays déboussolé, dire les choses comme elles sont est vécu comme une agression tant ce type de langage est oublié. Le militaire est familier du langage direct et efficace, son environnement habituel ne lui permettant pas de tourner autour du pot. Sauf qu’à présent, cet environnement devient aussi le nôtre par la grâce de Vlad 1er et de ses multiples complices ! Au lieu de crier au loup, nous avons mieux à faire, par exemple surveiller l’ours qui approche en douce et s’apprêter à le reconduire manu militari dans la grotte pourrie où il n’aurait jamais dû cesser d’hiberner. Dire les choses d’un côté, comprendre ce que cela signifie de l’autre, voilà un double challenge urgent à affronter, première étape d’une prise de conscience de la permanence du danger à vivre dans un pays dont le rayonnement des principes donne des boutons à la meute grossissante d’autocrates qui nous encerclent petit à petit en rêvant de venir à bout de nos libertés. Revenir vite à la langue commune pour dire les choses et discerner clairement la réalité du monde, en dehors du brouillard des novlangues, est la meilleure manière de comprendre pourquoi tant de nos ancêtres se sont fait tuer pour notre pays et qu’il n’y a aucune raison objective qu’il n’en soit pas de même pour nous lorsque la politique ne saura plus contenir la force brutale de la loi du plus fort. |
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Nous avons la chance d'avoir une langue très riche où les mots ont un sens. Mais encore faut-il connaître ces mots, cette langue ! Et encore faut-il que nos représentants la maîtrise ce qui est aujourd'hui loin d'être le cas !
Dans cette situation où l'emploi du juste mot est devenu un souci secondaire, comment se parler ? Comment se comprendre ? Et on s'étonne que la société n'en soit plus vraiment une... |
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