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Source : CNIL

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SUJET : Patriotisme

Patriotisme 19 Jui 2024 08:23 #2566

De la confusion entre patriotisme et nationalisme. Les deux mots n’ont pas le même sens, ni la même connotation, leur différence n’est pas question d’intensité. L’un me parait relever d’un sentiment d’attachement et l’autre d’une imposition en force.
Je suis assez d’accord avec Romain Gary : « Le patriotisme, c’est l’amour des siens, le nationalisme, c’est la haine des autres ».
Mais encore plus avec Orwell pour qui le patriotisme défend ce en quoi on se reconnait sans vouloir l’imposer à d’autres, alors que le nationalisme est le reflet d’une volonté de puissance aveugle de ses propres travers.
En ce moment, le mot à la mode est « nationalisme » tant chacun semble être persuadé de détenir une vérité révélée – je ne sais par qui ! – incontestable et à promouvoir en dépit du bon sens. Ce mot a des effets collatéraux et secondaires assez détestables : on ne discute plus, on fait ce qu’on veut, on ne respecte que soi, on rejette tous les autres, on leur prête le pire pour mieux les agresser, on en vient à mentir et à se mentir pour avoir raison, toujours. Cela ressemble étrangement à l’individualisme qui ronge les sociétés humaines épuisées par l’idéologie économique dominante.
Nous sommes aujourd’hui encerclés par des hordes nationalistes de tous poils, thuriféraires d’un passé épouvantable qu’ils mythifient sans honte en présentant comme modèles des régimes si attachés à des exclusions de toutes sortes qu’ils ont fini par sombrer dans l’horreur la plus noire, dans le crime contre l’humanité et dans le génocide.
A cette relecture de l’histoire, les millions de victimes de toutes sortes causées par ces régimes, ainsi que ceux qui les ont combattus au prix de leur vie, doivent se retourner dans leurs tombes !
Au passage, ils jettent opprobre et suspicion sur ceux qui ne font qu’aimer leur pays pour ce qu’il est et ce qu’il leur offre. Ce sentiment transversal aux sensibilités politiques est le facteur majeur de l’engagement citoyen en ce qu’il le mène à être concerné par le destin de la communauté nationale.
Cette dérive en cours montre aussi combien il est facile de convaincre et de tromper ses semblables en affirmant péremptoirement les pires âneries, pour peu qu’ils soient assaillis par l’inquiétude, la peur du lendemain, des étrangers, de ce qui est différent, qu’ils se sentent oubliés des puissants et réduits à moins que rien par l’accaparement du pouvoir et des richesses collectives, dans l’indifférence d’élus et de politiciens n’osant pas s’opposer frontalement à ce système délétère.
Pour peu qu’on réfléchisse et qu’on parvienne à échapper au royaume du premier degré, il est aisé de comprendre comment on en est arrivé là ! Toute cette dérive nauséabonde des esprits et des cœurs n’est que le fruit d’une intense propagande qui camoufle dans son fatras le véritable responsable d’une situation semblant inextricable : le capitalisme néolibéral sans limites dont ceux qui en profitent ont atteint un tel niveau de pouvoir et de puissance qu’ils parviennent à faire croire qu’ils n’existent pas !
Le problème numéro un est la confiscation de plus en plus efficace de la part de plus-value revenant à ceux qui créent la richesse par leur travail. La remise au pas des salopards qui s’affairent dans l’ombre à consolider leur mainmise sur ce qui devrait revenir à ceux qui les enrichissent et qu’ils volent, est tout à fait possible sans remettre en question le capitalisme lui-même, mission impossible dans un monde sédentaire rompu à l’accumulation.
Car, justement, le temps perdu à vouloir éradiquer ce mécanisme économique, ne fait que distraire la force politique des gens du commun, seule à même de mater les aigrefins et de contrôler le curseur du partage des plus-values. A ce jour, à part ceux qui agitent encore de vieilles lunes qui ont démontré qu’elles remplaçaient une voie sans issue par une autre, personne ne fait de l’équité de ce partage le centre de son programme politique ! Il y a toujours de bonnes raisons, savamment construites par les brouilleurs de pistes auxquels il faudrait toujours demander pourquoi ils se mettent en travers de la décence commune et exiger d’eux des réponses assez claires pour être comprises de tous. Par exemple de nous expliquer pourquoi les dividendes à deux chiffres obtenus en pressurant les travailleurs et les moyens de production, s’évaporent, n’améliorant pas la vie du plus grand nombre et ne servant jamais l’intérêt général. Justement, de nous expliquer pourquoi l’intérêt général est un gros mot.
De belles questions de patriotes…

Patriotisme 19 Jui 2024 14:14 #2567

Tu désignes un responsable unique de la panade dans laquelle nous sommes plongés : le capitalisme néolibéral sans limites. J'en vois un autre : les réseaux sociaux qui véhiculent plus d'immondices que la Seine (puisqu'on en parle beaucoup avec les prochains jeux olympiques) ou les égouts de la ville de Lyon. Je recommande à tous de lire "les ingénieurs du chaos" de Giuliano da Empoli. Edifiant...
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Patriotisme 19 Jui 2024 16:48 #2568

Bien vu, mais je pense que les réseaux sociaux sont un effet secondaire du capitalisme sauvage, qui sert ses intérêts en ouvrant toutes grandes les vannes de la propagande la plus éhontée et de la désinformation la plus outrancière, tout en tenant à distance toute forme d'éducation risquant de créer un esprit critique dans les crânes des consommateurs !
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