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Source : CNIL

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SUJET : Le meilleur des mondes

Le meilleur des mondes 03 Déc 2022 14:03 #2407

A l’occasion de la parution du « Meilleur des mondes » d’Aldous Huxley en version bandes dessinées, j’ai relu dernièrement le roman original dont je n’avais pas gardé un souvenir très net.
Un peu bluffé de ce que j’ai redécouvert avec mon regard d’aujourd’hui, j’ai rajouté ce livre à la pile d’ouvrages de diverse nature que je constitue petit à petit et que j’ai baptisée avec arrogance « On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas ».
George Orwell et Aldous Huxley ont eu à faire ensemble pour avoir imaginé des utopies apparemment opposées. Apparemment car elles ont la servitude pour objet.
Chez Huxley, les humains naissent en éprouvettes, leur avenir déjà conditionné par des manipulations génétiques utilitaires les séparant en quatre classes nécessaires et suffisantes pour le bon équilibre de la société. Des chefs, des sous-chefs, des exécutants qualifiés et des bons à tout faire. Le tout étant contrôlé au millimètre, sans vagues et en toute béatitude par les petites pilules du bonheur. Chaque classe se voit offrir ce qui est nécessaire à son plaisir plein et entier y compris en matière sexuelle, d’autant plus facilement que la sexualité n’est plus à l’origine de la perpétuation de l’espèce.
Nous sommes bien proches de 1984 en matière d’organisation en castes et bien loin quant aux moyens mis en œuvre pour imposer ordre et discipline. D’une côté la pilule du bonheur, de l’autre la cage aux rats ! Le gant de velours ou la main de fer. Quitte à choisir…
Et nous, dans notre monde réel, où en sommes-nous ?
Durant le XXème siècle, il était séparé de fait en « monde libre » et en « bloc communiste », opposés quasiment en tout mais unis dans leur volonté de contrôler de près leurs populations. Elle prenait d’une côté la forme d’un utopique « Rêve américain » (désolé pour les Américains, qui n’en peuvent mais pour la plupart, cette qualification parle à tout le monde sur la planète !), de l’autre, celle d’une coercition policière et idéologique permanente aggravée par des pénuries artificielles allongeant des files d’attente faciles à surveiller.
Ces deux univers avaient en commun leur appui sur la servitude volontaire (voir La Boétie) expliquant en partie leur stabilité, jusqu’à ce que les choses se mettent soudain à évoluer suite à l’effondrement de l’URSS. A évoluer, mais pas à changer fondamentalement puisque le relai de la coercition a été pris par la Chine qu’on a cru un moment capable de s’en éloigner, mais non…, le « Rêve américain » de son côté tournant au cauchemar avec l’emprise croissante du capitalisme sans limite aux effets ravageurs sur les sociétés qu’il soumet à un pillage en règle des valeurs qu’elles produisent.
Si la Chine est un peu comparable à l’URSS, elle en diffère profondément dans le sens d’Huxley car ses dirigeants ont compris comment tenir sa population sans trop de violence en lui permettant d’accéder à une sorte de « Rêve américain » dont elle rêvait, parfait ersatz de la petite pilule du bonheur. Mais en gardant la main sur la cage à rats d’Orwell. Faut pas mollir non plus !
Et nous, dans notre partie du monde, où en sommes-nous ?
Huxley semble cependant avoir gagné, même si Orwell avait anticipé les faussaires de l’histoire qui brouillent notre passé pour mieux tuer l’avenir au profit d’un éternel présent. Nous sommes aussi tenus en laisse par un mode de vie qui dévore notre seule vraie richesse, le temps. Nous sommes, à l’identique de ceux d’Orwell mais sans violence physique, matraqués sans cesse d’une propagande poisseuse dont on a bien du mal à émerger, si toutefois on le veut bien, pour comprendre comment nous sommes poussés à agir sans réfléchir.
Je crois que les peuples disposent toujours d’assez de détermination pour mettre fin à la violence qui les opprime lorsqu’elle devient insupportable mais qu’ils se laissent facilement leurrer par la facilité de vie vendue par les charlatans du consumérisme tant leur discours est une sorte de pilule du bonheur.
Quelle différence entre les Chinois et nous ? Le Parti ! Et une fois parti, plus rien. Des consommateurs. Le sort funeste annoncé de notre cadre de vie saura-t-il nous ouvrir l’esprit pour inventer une autre utopie où chacun aurait sa place sur une planète respectée ? Ni Huxley, ni Orwell.
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