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Source : CNIL

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SUJET : Méfiance, méfiance...

Méfiance, méfiance... 30 Nov 2022 17:25 #2406

Depuis le 24 février dernier, je me demande comment va se terminer le conflit entre Ukraine et Russie. Plus le temps passe, plus les solutions de sortie de crise semblent s’éloigner.
La résistance inattendue des Ukrainiens a désarçonné le pouvoir russe qui n’avait pas envisagé un instant un conflit qui s’éterniserait, n’en ayant pas les moyens. Et nous y voilà. En se lançant dans cette aventure, Vlad 1er a oublié bien des leçons du passé, lui qui revient sans cesse à la gloire de l’URSS et à son bouton rouge pour enfumer son peuple.
Obligé de racler les fonds de tiroirs de son armée, de reculer pour raccourcir ses lignes tout en s’étant fermé de nombreuses portes diplomatiques, il se retrouve aujourd’hui coincé entre ses illusions perdues et la grande difficulté d’en finir en sauvant la face, l’Ukraine étant fermement décidée à ne pas s’en laisser conter.
Mais l’hiver arrive.
Tout le monde va se calfeutrer et pendant ce temps, les troupes russes levées à la hache dans une société écartelée entre les pour et les contre, vont poursuivre tant bien que mal leur formation initiale avant d’être, en toute hypothèse, jetées à leur tour dans la fournaise au printemps prochain. Pas mieux équipées, mas mieux encadrées, pas mieux commandées, pas mieux appuyées, le contraire relevant d’une révolution copernicienne hors de portée de la machine de guerre russe. Et comme les Ukrainiens ne vont pas lâcher l’affaire, ce sera reparti pour un tour.
A l’instant t, des bilans circulent en matière de pertes russes. Même considérés avec circonspection, même si les Russes ne les ont pas trop contestés, ils font froid dans le dos. Les Russes auraient perdu près de cent mille hommes, près de trois mille chars et j’en passe. Et je pense, autant pour les Ukrainiens, ce type de guerre n’engendrant pas de scores disproportionnés.
Ce bilan terrible, humain et matériel, n’est pas sans conséquences pour la suite du conflit. Les Russes auront bien du mal à combler leurs pertes, même en mobilisant à tout va des soldats allant se battre en marche arrière avec des engins datant d’il y a cinquante ans qu’on aura difficilement sorti de leurs cocons pour qu’ils aillent se faire dégommer par des armes ultra-modernes. En effet, l’Ukraine ayant beaucoup moins de mal à renouveler ses stocks auprès des Occidentaux pour équiper ses soldats autrement motivés que leurs adversaires, demeurera un adversaire redoutable.
Alors, quelle place reste-t-il à la négociation et sur quoi ? Depuis le début de cette affaire, je pense que Vlad 1er cherche à faire valider par traités ses annexions de la Crimée et d’une partie du Donbass. Les choses sont allées beaucoup trop loin pour que l’Ukraine accepte de renoncer à une partie de ses territoires après tout ce qui s’est passé d’exactions sur ses populations, de destructions systématiques d’infrastructures en dehors de tout intérêt purement militaire.
Plus encore, la fébrilité du Kremlin est trahie par cette frénésie de saccage gratuit, juste pour pourrir la vie d’une population revêche qui ne veut pas de lui et le fait savoir les armes à la main.
Vlad 1er est coincé par son manque de moyens armés, par son orgueil de mâle dominant bafoué, par son entourage d’enragés nationalistes qu’il regrette certainement d’avoir laissé prospérer, mais aussi par le peu d’enthousiasme à le soutenir de la population russe et de ses alliés traditionnels qui vont finir par le lâcher. Bien que disposant toujours d’immenses ressources naturelles ainsi que de fonds souverains colossaux, il commence à comprendre que les richesses ne remplacent pas adhésion et motivation, qu’une guerre telle que celle qu’il a entrepris, n’est pas l’affaire des seuls militaires, mais de la société toute entière du pays.
Quoi qu’il arrive dans le futur proche, sa seule planche de salut hors négociations improbables en l’état actuel des choses, c’est le petit bouton rouge, s’il ne s’en sert pas inconsidérément dans un accès de colère. Sa doctrine d’emploi, construite autour de la notion d’intérêts vitaux, pourrait imposer une situation bloquée comme celle vécue depuis des lustres par les deux Corées. Il aura alors le temps de méditer sur les conséquences de ses actes : l’OTAN à ses portes, son crédit perdu, ses amis éloignés, ses ultras le pressant au pire… Il pourra alors demander conseil au camarade Kim Jong-un.
Dernière édition: 30 Nov 2022 18:35 par Daniel Méjean.
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