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Source : CNIL

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SUJET : Haute intensité

Haute intensité 10 Mai 2021 09:35 #2186

Depuis un bon moment, un bruissement croissant agite les revues et think tanks dédiés à la défense et à ses divers aspects. Je ne parle pas là de tribunes qui auraient pu défrayer la chronique épidermique mais de l’expression de plus en plus précise d’une préoccupation porteuse de lendemains chagrins.
Les commentateurs, bien plus pertinents et informés que les hurleurs de surface, observant l’évolution prévisible des relations internationales, en sont déjà à s’inquiéter du retour en force du combat de haute intensité.
Combat de haute intensité, quèsaco ?
Comme son nom l’indique, tout le contraire du combat de basse intensité qui a structuré la plupart des forces armées des pays du monde depuis des décennies (la fin de la guerre froide !) et qui désigne la lutte du fort au faible dans des opérations de guérilla anti-terroriste décentralisée et mouvantes, ne mettant en jeu qu’un petit nombre de protagonistes de grand professionnalisme.
Le combat de haute intensité désigne donc des opérations de guerre de grande envergure, mettant lui en jeu des masses de soldats dotés de chars, de canons, d’avions, de destroyers et de munitions en quantité, s’affrontant lors de batailles frontales au prix de multiples victimes et dégâts sur les zones ciblées, en vue d’écraser l’adversaire pour s’emparer de son territoire et de ses richesses.
C’est un peu un concept de science-fiction pour nous qui n’avons rien vécu de la sorte sur notre sol ni dans son proche voisinage depuis 1945 ! Sauf au cinéma ou dans les jeux vidéo.
Ceux qui se préoccupent encore un peu d’histoire ou sont attentifs à l’actualité du monde, savent ce que cela représente. Stalingrad, le débarquement en Normandie, et dans un espace-temps plus proche, la guerre en Syrie, etc.
Constater soudain que les préoccupations des penseurs de stratégies nationales futures reviennent à ce concept est plus qu’inquiétant parce qu’il implique une refonte copernicienne de la doctrine en cours, des plans et surtout des moyens à mettre en œuvre pour faire face à ce type de menace.
Et c’est là que le bât blesse, au point de se demander, vu ce qu’est devenue notre société – ainsi que celles de nos proches voisins – si la guerre n’est pas déjà perdue.
En ouvrant ce genre de spéculation, je ne cherche pas à désigner un ou des ennemis précisément, la simple observation de l’évolution des budgets militaires et des attitudes bellicistes trahissant ceux qui sortent le plus du bois, mais plutôt à me demander ce qui se passerait aujourd’hui, si on nous tombait soudainement dessus à bras raccourcis ? Et même si on l’avait vu venir un peu à l’avance ?
La réponse la plus évidente est : rien ! Après quelques dégâts justifiant notre déroute inéluctable, nous changerions de maitre et comme en 1940, et en accord avec la célèbre courbe de Gauss, nous verrions 5% des nôtres collaborer avec l’ennemi, 5% résister farouchement et 90% attendre les américains qui cette fois, ne viendront pas, trop occupés à leurs propres turpitudes ou à d’autres conquêtes.
Pourquoi un tel pessimisme de ma part, qui suis d’un naturel jovial et primesautier ?
Parce que dans cette hypothèse en mode farfelu hélas décroissant, notre armée d’élite aux matériels sophistiqués serait consommée en un rien de temps pour se retrouver totalement démunie faute de réserves supprimées il y a vingt ans comme dividende de la paix éternelle, faute de matériel qu’une course aussi débile qu’effrénée vers la plus haute technologie et l’abandon de savoir-faire plus basiques à des fournisseurs lointains moins couteux, rend impossible à produire en masse, faute d’avoir gardé à l’esprit, de façon stupéfiante, que ce sont toujours les plus nombreux qui gagnent et que cela se termine toujours au couteau !
Pire, si aujourd’hui, une prise de conscience soudaine permettait de planifier une montée en puissance des moyens de défense, sur quoi s’appuieraient-ils ?
Sur une société individualiste par construction néolibérale, en voie de communautarisation par perte des principes républicains ? Harassée par la peur de perdre un mode de vie dionysiaque la rendant friande de sécurité au prix de ses libertés, elle a désapprit à devoir mettre les mains dans le cambouis pour se défendre et ses membres n’ont pas la moindre envie de se faire tuer au profit de ceux qu’ils ont désigné comme leurs exploiteurs ou leurs concurrents ?
Sur une industrie en grande partie délocalisée dans le domaine de la production, au point qu’on ne sait même plus fabriquer nos fusils ? On mettra le même temps à retrouver ces savoir-faire qu’à les avoir inventés ! De là à se rabattre sur les battes de base-ball et autres lance-pierres, il n’y a qu’un pas.
Je ne cherche pas à mettre en avant un modèle de société militariste, je regrette seulement qu’à un moment de notre histoire, alors qu’à la suite d’une série cruelle de conflits mal gagnés ou trop bien perdus, nous savions parfaitement ce qu’il en coutait de n’être pas préparé au pire et de ne pas s’être méfié à temps des menaces qui vont et viennent et jamais ne disparaissent, comme si ceux qui baissent les bras avaient toujours le dernier mot !
Si vis pacem, para bellum, quoi qu’il en coûte, sinon a note est présentée en fin de désastre.
Le plus scandaleux est de nous être nous-même placés dans un état de dépendance mortel vis à vis de besoins stratégiques pour de stupides raisons électorales ou financières, comptant sur l’aide de bonnes volontés extérieures en oubliant qu’en matière politique, tout varie et que l’ami du jour sera l’ennemi de demain. Imaginez une seconde ce qui arriverait si la Chine, après voir phagocyté Taïwan, décidait de ne plus nous fournir un tas de piécettes électroniques que nous ne savons plus fabriquer : retour au téléphone à cadran et aux signaux de fumée ?
Si mon discours vous dérange, je vais en rajouter une couche en répétant une fois de plus que le salut ne peut venir en premier que d’un puissant retour de la République sur des terres depuis longtemps abandonnées ou laissées en friche : l’éducation égale pour tous, la solidarité, la fraternité, l’équité pour retrouver l’esprit d’équipage ou chacun a un rôle égal dans la survie du groupe.
Ce n’est qu’arrivé à ce point qu’il pourra de nouveau être envisagé de se défendre efficacement car l’effet à obtenir sera atteint : la cohésion sociale, le plus puissant instrument de dissuasion qu’un peuple puisse opposer à ses ennemis comme l’histoire l’a montré à maintes reprises.
Pourvu que nos dirigeants se réveillent et que l’ennemi nous oublie le temps d’une génération…
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