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Source : CNIL

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SUJET : Vincent Lindon

Vincent Lindon 13 Mai 2020 09:25 #2067

Récemment, une proche personne que je tanne régulièrement avec nos idées d’alternatives démocratiques à cette société à la dérive, m’a transmise un lien vers une vidéo YouTube d’origine Médiapart datant du 5 mai donc facile à retrouver sur ce site d’information en ligne. Et que j’avais bien sûr ratée, noyé sous les masses d’informations quotidiennes à trier et toujours peu enclins à m’aventurer sur les réseaux sociaux qui semble-t-il, en ont déjà fait leurs choux gras.
Dix-neuf minutes trente-cinq secondes plus tard, après être passé par une montagne russe de sentiments divers, je me suis dit qu’il s’agissait là peut-être d’une forme de tournant.
J’ai cru reconnaitre dans sa description de notre monde et de ses dérives nombre de faits commentés dans nos colonnes depuis des années, mais aussi un certain nombre des propositions estimées ici indispensables pour ne serait-ce que débuter une refondation de notre société et que Vincent Lindon présente sous le même angle.
Loin de moi l’idée d’une querelle de cour de récréation sur qui a commencé de l’œuf ou de la poule, bien au contraire.
J’accueille avec joie cette belle diatribe ne se cantonnant pas comme souvent à la dénonciation mais se risquant aussi intelligemment sur le terrain des propositions concrètes, comme une preuve qu’il y a toujours de l’espoir y compris celui de sortir d’une situation apparemment verrouillée de main de maitre.
Ce qui en ressort principalement de mon point de vue est que les constats et les idées présentés sur notre site ne sont pas des inventions tombées du ciel mais relèvent comme nous le répétons souvent, du bon sens, de la décence commune et du souci de l’intérêt général, toutes notions dont nous n’avons pas par bonheur l’exclusivité.
De ce fait, il semble que tout cela circule dans la société de façon immanente, comme le montrent les plus de cinq millions de vues depuis sept jours, à rapprocher des cinquante en moyenne pour un article sur notre forum perdu parmi une multitude d’autres forum. Quel que soit le crédit qu’on accorde à ce genre de mesure, il y a ici un rapport de un à cent mille démontrant que dans notre pays et par tradition, rien ne peut être entendu qui ne soit porté par une personne providentielle ou tout du moins de grande notoriété. Il n’en reste pas moins que les idées sont là, s’agitant juste sous la surface de la propagande qui cherche à les étouffer, visiblement en vain.
Je suis heureux de constater que le puissant relai apporté par Vincent Lindon à ce que nous et bien d’autres rabâchons sans cesse depuis des années, parvienne à montrer aux petits cercles d’initiés qu’ils ne sont pas seuls tout en espérant qu’un amalgame se fera pour construire une masse de manœuvre capable de forcer le pouvoir en place à l’écouter et à le sortir de l’immobilisme qu’il affectionne tant.
Qu’un comédien, fut-il engagé au travers de ses rôles et de ses propres idées, en vienne à rappeler vertement nos élites dirigeantes à leurs devoirs en proposant des pistes pour l’avenir, en dit long sur la faillite de cette caste devenue socialement superflue à force de suffisance et de mépris, dernier obstacle à renverser comme indispensable préalable à s’engager sur le chemin de la refondation de la société.
Mais ne nous leurrons pas, cette caste portant ombrage aux élus sincères, cette caste sans foi ni loi et aux moyens illimités parce que rempart des vrais dominants dont ils sont les marionnettes, se battra par tous les moyens pour assurer sa pérennité et la leur, pour maintenir l’illusion d’un système éternel au prétexte qu’il n’a pas d’alternative. Immanquablement, elle accusera ses opposants de populisme comme si, par une stupéfiante inversion des valeurs, la défense de l’intérêt général était inepte et vulgaire !
La multitude de nos petites voix qui contestaient en vain leur crédo sont aujourd’hui considérablement amplifiées par un porte-parole aussi inattendu que bienvenu, reste à ne pas gâcher cette opportunité et à renforcer la pression des idées et des actes pour enfin aller de l’avant.
Partant d’un même constat et dotés des mêmes outils, nous sortirons de nos chapelles et travaillerons ensemble à la reconstruction de la société.
Afin de mesurer la puissance potentielle de ce soutien, souvenons-nous de ce qu’avait fait Yves Montand début 1984 avec l’émission de télévision « Vive la Crise » durant laquelle, par un revirement idéologique d’ampleur cosmique, il vanta avec un immenses succès les mérites du néolibéralisme qui nous étouffe aujourd’hui ! Sacré précédent !
Ce qui s’est passé alors dans un sens peut aussi bien se passer aujourd’hui dans l’autre !

Vincent Lindon 13 Mai 2020 11:41 #2068

Et bien, il ne te reste plus qu'à inviter Vincent Lindon à AlternativeS DémocratiqueS !!! avec le risque de te retrouver avec 5 millions d'adhérents !
  • PATRICK MEJEAN
  • Portrait de PATRICK MEJEAN
Dernière édition: 14 Mai 2020 15:34 par Daniel Méjean.

Vincent Lindon 14 Mai 2020 15:44 #2069

Je viens de découvrir la réponse de Jean Herbulot à Vincent Lindon sur lundi.am (Votre Jean Valjean est une humiliation pour Gavroche).
Elle est assez cinglante et aux antipodes de la mienne. Peut-être parce que ma compréhension des choses est insuffisante. En fait les perspectives adoptées sont bien différentes.
Ne revenons pas sur les constats que nous partageons, de plus en plus nombreux et à moins d’avoir de la peau de saucisson devant les yeux, il est bien difficile de ne pas ressentir un sentiment de grande solitude devant le désastre en cours. Nous en sommes tous peu ou prou responsables pour une multitude de raisons et pour cela ils nous obsèdent, n’y revenons pas ici.
Plus gênant pour moi, l’attaque contre la personne : Vincent Lindon, d’une notoriété lui valant des censeurs sans pitié, ne peut porter seul un chapeau trop large. On ne peut pas lui reprocher de regretter des erreurs passées et de vouloir réagir en mettant son grain de sel dans le débat. Le faire tend à démontrer qu’on ne peut pas changer d’avis avec le temps et l’expérience faute d’avoir pris le train de la science infuse. Personnellement, je préfère m’attacher aux marques d’une prise de conscience menant à des ébauches de solutions, au moins, il se passe quelque chose ! Je ne nous pense pas soumis à une fatalité, nous sommes libres de changer ou pas en regard des circonstances, nous avons le choix entre pensée libre, dogmatisme ou rien.
Pour ce qui est du jugement brutal des électeurs de Macron, je serais plus modéré. Il est vrai qu’à postériori, c’est super de clamer n’avoir pas voté pour ce quidam et de mépriser ceux qui l’ont fait en passant pudiquement sur les raisons qui les ont poussé à agir ainsi. Sachant que je passerai pour un con, j’ai voté Macron à reculons sans m’en cacher, refusant de me retrouver à l’inverse de mes convictions complice du possible accès au pouvoir de l’extrême-droite toute aussi néolibérale et liberticide mais en pire ! N’oublions jamais que les votes blancs ne se recrutent pas dans les camps extrémistes et que dans notre système électoral, ils ne comptent pas dans le résultat final.
Venons-en aux propositions qui ne trouvent pas grâce non plus aux yeux de cet auteur.
Certaines sont candides voire naïves. Imaginer que les dominants cesseraient de l’être est une vue de l’esprit, la cupidité et le goût du pouvoir sont des maladies chroniques incurables à tendances exponentielles qui touchent les humains sans distinction. A la différence du commun des mortels, je ne crois pas qu’ils puissent ni ne veuillent changer en quoi que ce soit au dépend de leurs intérêts immédiats !
Je voudrais en venir à la notion de contrôle qui fait visiblement horreur à l’auteur à juste titre lorsqu’on se souvient de ce que son abus a engendré de Gestapo et de Guépéou : il ne s’agit pas de revenir aux même mortels errements. Cependant, la vie d’une société aussi complexe que la nôtre repose en partie sur le contrôle exercé le plus démocratiquement possible sur certains de ses aspects relevant de l’intérêt général et notamment sur l’emploi des fonds publics (cf. les vains rapports annuels de la Cour des Comptes stigmatisant gaspillage et autres dérives révoltantes). Demander des comptes au travers d’une institution légale à des élus ou à une administration publique qui auraient dérogé à leurs devoirs ne me semble pas contreproductif en termes d’équité et de cohésion sociale. Par contre étendre ce dispositif aux promesses intenables parait plus difficile, intenables en quoi, par qui, pourquoi, le problème relève de l’éducation politique et du secret de l’isoloir !
Pour conclure, je vais rejeter les solutions proposées par l’auteur, clairement anarchistes, qui peuvent fonctionner tout à fait bien en petit comités mais me paraissent vaines touchant soixante-six millions de personnes pour la plupart déjà détournées de la pensée et de l’action politique.
A minima, pour reconstruire une société, après avoir exposé de grandes idées comme le fait l’auteur à juste titre, il faut commencer par s’organiser pour adopter des objectifs communs, pas seulement se lever et se barrer on ne sait où, à la boussole. Les révolutions démarrées sans idées de manœuvre partagées ont toujours profité aux groupuscules les plus déterminés et organisés menant la majorité à ne faire que changer de maitre. Pour nous opposer à cette fatalité, nous avons déjà fait ici un certain nombre de propositions sin qua non comme préalables fondateurs d’autres possibles à conditions que les barrières de l’individualisme si bien érigées par le néolibéralisme puissent être abolies comme par un effet tunnel et que nous puissions agréger une opposition efficiente.

Vincent Lindon 15 Mai 2020 06:55 #2070

N’ayant pas pris connaissance des propositions de J.Herbelot, je me contente pour l’instant de réagir sur les deux premiers points, attaque de la personne de V. Lindon et jugement des électeurs de Macron, sur lesquels Daniel, je rejoins ta position (bien qu’ayant voté blanc, mais après beaucoup d’hésitation et sans certitude).

Je reviens à ton article.
Au delà du contenu du discours de ce personnage public que nous connaissions déjà pour ses idées (même si elles ont pu évoluer mais peut-on lui reprocher!), qui fait écho à tes réflexions et je crois pour l’essentiel aux nôtres, tu mets le doigt sur leur portée. Portée incommensurablement plus forte venant d’un personnage public, surtout d’un milieu qui bénéficie d’un relais médiatique très large, donc d’une écoute grand public importante (spectacle, sport etc… et plus largement tout l’ « évènementiel » qui nourrit l’information quotidienne de beaucoup).

Ceci m’amène à une réflexion sur ce qui peut faire qu’une idée franchisse le pas pour faire tâche d’huile, être largement partagée et débattue, prise en compte par les instances politiques, puis le cas échéant traduites en action.

Que des réflexions, portées par des associations locales comme Alternatives démocratiques, quelles que soient leur richesse (si, si!), ne puissent déborder largement du cadre des sympathisants de proximité, on peut le comprendre, même si on le regrette.

Mais que d’autres propositions, novatrices et décapantes elles aussi, émanant de personnes connues, compétentes et reconnues comme telles dans leur spécialité, ne parviennent pas plus à être prises en considération pose question.

Je pense p.ex. (mais on pourrait en citer beaucoup d'autres) à celles de Piketti, économiste mondialement connu, mais dont les propositions, elles aussi concrêtes et assez dans l’esprit de celles de Vincent Lindon (je ne parle pas des 1200 pages de son ouvrage de démonstration mais des synthèses opérationnelles qu’il en extrait ou qu’en ont ont dégagé plusieurs analystes), se heurtent à une sorte d’indifférence et sont vite étouffées.

Tu as raison d’attirer l’attention sur le risque de trop se positionner dans le sillage de personnages de notoriété, artistes et autres. Mais s’il convient d’être vigilant, je crains que ce soit la seule voie possible pour que ces idées passent la barre du consensus bienveillant puis de l’oubli et, poussées par une volonté publique forte, éclairée et déterminée, soient vraiment discutées et portées aux plus hauts niveaux de décision.

Qu’il s’agisse des médias, de la responsabilité et du contrôle des élus, des mesures d’urgence ou de plus long terme, cette mise en exergue des propositions de Vincent Lindon a le mérite de nous faire réfléchir sur les moyens d’alimenter et de relayer ces idées pour qu’elles soient démocratiquement et concrètement débattues, avec tous les éclairages nécessaires.

Et pour ma part, je suis convaincu qu’il y a là, en matière sociale et sociétale, économique, écologique, une carte à jouer pour faire avancer les idées, en partant bien du vécu des gens « d’en bas », même si on ne partage pas leurs mode de vie, avec leurs (et quelquefois aussi, reconnaissons le, nos) faiblesses en termes de consommation, de comportement, de citoyenneté… Et bien oui, l’info « people », la télé, le culte de la voiture, la pub, la queue au Mac’do, la conso au prix les plus bas, la ruée sur les soldes… tout cela peut nous irriter, mais c’est aussi avec ce public (et celui des gilets jaunes p.ex. dans lesquels certains ont eu du mal à se reconnaître, passé le premier enthousiasme) que nous pourrons avancer.

Large sujet de réflexion j’en conviens, pour passer concrètement du principe à l’action.
  • Claude Lascombe
  • Portrait de Claude Lascombe

Vincent Lindon 16 Mai 2020 07:33 #2072

"Comment avons pu en arriver là ?" nous dit Vincent Lindon. C'est aussi la formule que tu utilises régulièrement, Daniel, dans tes billets.
Dans sa vidéo Vincent Lindon fait l'état des lieux du "Comment avons pu en arriver là ?. Ce qu'on a entendu et re-entendu à multiples reprises par des canaux différents, dans des formes plus ou moins similaires, pour peu qu'on s'intéresse à des idées progressistes.
La nouveauté c'est que cette vidéo a atteint à ce jour plus 5,5 million de vues, alors qu'un bon score sur Médiapart est 50 000 vues.
Effectivement c'est l'effet people qui a permis ce nombre et après ?
Comme toutes les infos qui circulent sure les réseaux sociaux, liens divers et variés comme youtube, tournent entre des gens déjà convaincus. Les autres ne se sentent pas ou très peu concernés et de toute façon, par construction, ne reçoivent pas l'info.
Sur le contenu de le vidéo je partage pour beaucoup le point de vue d'Antoine Herbulot (lundi.am/Votre-Jean-Valjean-est-une-humiliation-pour-Gavroche). Là où je suis moins d'accord, comme toi Daniel, c'est le "On se lève et on se barre" pour faire quoi, pour aller où ?
Créer un nouveau parti politique comme AD (à l'origine), je n'y crois pas ou plus. Relire et commenter le "Capital" encore moins. Par contre agir pour fédérer,concaténer, agglomérer des forces de gauche progressistes, écologistes, j'ai un peu plus d'espoir.
Comme par exemple la "Création du Conseil de la Nouvelle Résistance / 13 Mai 2020"( ).
  • Christian Gravelin
  • Portrait de Christian Gravelin

Vincent Lindon 16 Mai 2020 08:47 #2075

Je voudrais rebondir sur les interventions de Claude et de Christian qui rejoignent mes préoccupations sur la diffusion des idées progressistes qu’on sent s’agiter à fleur de réalité mais qui ne parviennent pas à en percer la lourde peau pour émerger au soleil …
Nous sommes nombreux, plus qu’on le croit, à réfléchir et avoir des idées de toutes sortes tendant à la construction d’une société différente, ce n’est pas le problème.
Non, le problème, c’est leur circulation.
Osons une image : les idées sont comme des ondes, elles se propagent dans un champ qui leur sert de support, un champ sans contraintes leur permettant de se disperser également dans tous les sens autour de leur point d’origine. Voir les ronds dans l’eau alors qu’on vient d’y lancer un caillou, tout le monde connait ça, même et surtout les enfants.
Si rien ne se passe, même si le projectile a une énergie de comète, c’est la nature du champ qui pèche !
Nous sommes exactement dans cette situation alors que de graves événements sont survenus durant les années passées, précédant cette pandémie, qui auraient dû secouer le continuum comme un prunier, mais rien !
Le champ d’ondes n’a pas disparu pour autant, il a tout simplement été distendu par des idées extrêmement puissantes qui l’ont orienté de façon à ce qu’un seul sens de propagation soit possible. Le champ libre de la pensée humaine a été vectorisé par une pensée unique qui oriente tout dans son sens. Avez-vous déjà essayé de vous déplacer dans un vignoble : tout va bien dans le sens des rangées, ça se corse sévèrement si vous souhaitez diverger, ça devient du steeple-chase !
Je crois que notre difficulté provient de la marque terrible du néolibéralisme et de ses sous-produits, individualisme et propagande omniprésente, manque d’éducation et ignorance politique, sur la pensée collective qui ne sait plus s’exprimer librement et revient immanquablement dans ce sillon si bien creusé, si confortable.
S’il est toujours possible à des esprits agiles d’avoir des idées ou d’en changer, c’est une autre paire de manche de s’attaquer à leur champ, c’est-à-dire à la société dans laquelle elles sont censées se propager. On change d’échelle et on ne peut pas lutter seul, il est impératif d’agglomérer les luttes individuelles jusqu’à une dimension apte à exister face à un ennemi si puissant.
Donc, on ne se barre pas, on ne reste pas dans son trou, on se reparle, on sort des égo-forteresses, on cesse de se chamailler sur des détails, on s’organise, on s’accorde sur une idée de société future pour enfin combattre en nombre avec une idée de manœuvre et des armes communes.
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