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Source : CNIL

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SUJET : Violences policières

Violences policières 10 Avr 2019 08:52 #1916

Toutes les semaines depuis le début du mouvement, les commentateurs unanimes reprochent aux Gilets Jaunes leur absence d’intention et de programme politique et en même temps, la violence qui s’invite ici ou là sans coordination apparente. C’est presque devenu un marronnier à l’image des bonnes résolutions de début d’année ou de la chasse aux bourrelets avant la plage estivale !
Cette muraille médiatique cimentée par les réseaux sociaux et l’instrumentalisation politique brouille toute compréhension de ce qui se passe en réalité.
Aucune nuance dans ces jugements qui débouchent sur une approche binaire, comme toujours : on est pour ou on est contre ! A ceci près que la durée du mouvement qui arrive à sa vingt-deuxième semaine commence à user les certitudes des uns au profit de celles des autres, le retour au calme étant de plus en plus souhaité en cohérence avec le processus de pourrissement dont jouent si bien les pouvoirs publics en de telles circonstances au détriment de tout débat de fond suivi d’actes concrets..
Dernièrement cependant, les violences qui se sont exercées sans opposition à Paris, ont secoué ce train-train pour nous faire passer à l’étape suivante : faire donner la troupe !
A vrai dire, je suis un peu interloqué par ce qui se passe là. Durant des semaines, toutes sortes de polémiques ont enflé sur le recours réputé exagéré d’équipements anti-émeute aux mains de policiers souvent acculés par des individus aux motivations relevant plus de la délinquance que de l’action politique. De fait, le nombre de blessés plus ou moins atteints prend des proportions inquiétantes, parmi lesquels assez peu de casseurs mais beaucoup d’autres, abondant les dégâts collatéraux.
Dans ce contexte, le dernier épisode violent fait penser à une démonstration par l’absurde : si je ne rentre pas dans le chou des casseurs, voilà ce qui arrive ! Donc la prochaine fois, on va vraiment y aller !
D’où la frénésie politico-policière qui s’en suivit. Chaises musicales en haut de la hiérarchie, arbitrage sécuritaire et recul des libertés à tous les étages puis, cerise sur le gâteau, Sentinelle priée de renforcer les forces de l’ordre en les remplaçant dans des missions de garde statique !
Appuyer les forces de l’ordre sous le contrôle d’officiers de police judiciaire fait partie des possibilités d’emploi de l’armée sur le territoire national. Mais est-ce bien opportun de distraire Sentinelle de sa mission première, comme si le risque « mouvement sociaux » et sa queue de comète de violences diverses était supérieur à celui du terrorisme aveugle.
Quant à la polémique sur les armements, elle ne va pas s’apaiser : LBD contre fusil d’assaut !
L’armée est déjà lessivée par la mission Sentinelle et n’a pas les moyens de mener en parallèle deux actions aussi différentes qu’un contrôle de zone mobile et des gardes statiques ! Surtout lui ordonner de faire chemin inverse après avoir évolué vers une mobilité imprévisible beaucoup plus efficiente au détriment des gardes stériles usant le personnel.
De plus, et beaucoup se sont déjà alarmés, comment pourront réagir des militaires face à des casseurs aussi déterminés que ceux qui hantent à temps plein les chaines d’information continues ? Leurs seules armes sont létales. Full metal jacket ! Et quel butin pour qui pourrait s’en emparer !
Interrogé sur le sujet, le Gouverneur Militaire de Paris a dit la loi en matière de légitime défense, celle qui lie aussi les forces de police. Mais quid de la formation des soldats ? Le maintien de l’ordre est un art bien différent du combat pur, même s’il peut parfois lui ressembler : les policiers sont entrainés à arrêter les fauteurs de troubles pour les déférer à la justice, les militaires sont entrainés à tuer les ennemis.
Or les citoyens de ce pays ont le droit de manifester et ne sont certainement pas des ennemis à abattre.
Je suis atterré de voir la répression à tout prix l’emporter sur la nécessaire remise en question d’un système politico-économique que la population ne supporte plus, de voir qu’une sorte de sagesse populaire immanente ne trouve pas le moindre écho auprès d’élites politique autistes de trop de formatage et de certitudes révélées par le dieu néolibéral.
Quand on ne sait plus quoi dire faute de se remettre en question, ne reste plus que la violence.
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