AlternativeS DémocratiqueS - Traverser la Sibérie, en hiver et en slip

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Source : CNIL

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Un groupe de trekkeurs décide de parcourir une région reculée de la Sibérie, en hiver. Les difficultés sont grandes et l’organisation est méticuleuse. Quelle nourriture emporter ? Quels médicaments ? Faut-il des chiens de traineau ?

On s’entraine à allumer un feu par grand vent et pendant une tempête de neige.

Sur certaines questions, le débat s’enflamme. Prendra-t-on des skis ou des raquettes ? Emportera-t-on des armes ? Récupèrera-t-on les déchets alors qu’il est probable que personne ne repassera au même endroit pendant des années ?

Mais il est une question qui n’est pas débattue, pas même évoquée, tant tout le monde est d’accord. Le raid se fera en maillot de bain. Ce n’est même pas la peine d’en parler, les avantages sont évidents :

Les étapes seront longues et chacun doit porter un minimum de poids.

Cela assure une grande de liberté de mouvement en terrain difficile.

La peau profitera au maximum des rares rayons du soleil.

~

Vous pensez que l’expédition ne pourra jamais aboutir ?

Bien sûr. L’hiver, en Sibérie, le problème crucial, c’est le froid et tout le reste n’est que secondaire. Pour survivre, il faut d’abord ne pas geler, avant de songer au reste.

~

Considérez combien les projets politiques sont similaires.

On veut Défendre une Zone, développer une alimentation saine, protéger l’environnement, améliorer la sécurité, créer des emplois, promouvoir l’éducation populaire, que sais-je encore. Mais il est un consensus auquel il ne faut pas toucher : l’individu libre sur le marché libre. On ne l’évoque même pas tant c’est une évidence. Or, l’individu libre sur le marché libre joue pour les projets sociaux le même rôle que le froid en Sibérie pour les randonneurs.

Le marché libre, tout le monde comprend à peu près ce que ça veut dire. Un marché sans frontières, sans contraintes environnementales ou sanitaires. L’individu libre, on comprend moins parce que tout le monde est favorable à la liberté des individus.

Dans l’économie capitaliste, c’est l’individu qui négocie librement son contrat de travail avec ses employeurs, hors de tous règlements et contraintes sociales. Il est libre de proposer de travailler plus longtemps que les autres, pour un salaire moindre, de travailler la nuit et le dimanche, plus vite et sans pauses. Dans la pratique, il proposera juste un peu plus que les autres pour se faire embaucher. Mais on comprend la tendance : les autres seront obligés de s’aligner et de renchérir pour conserver leur travail.

L’individu libre sur le marché libre, c’est le nec plus ultra du capitalisme. Jamais ce but n’avait pu être atteint avant les dernières décennies – les capitalistes avaient toujours été obligés de négocier et de passer des compromis, d’abord avec les aristocrates et avec l’Église, puis avec les organisations syndicales.

Aujourd’hui, ce but est largement atteint. C’est la forme achevée de la doctrine économique énoncée par Adam Smith et rappelée par Milton et Rose Friedman. Cet affranchissement de toutes les contraintes, on l’appelle aussi néolibéralisme, ultralibéralisme, mondialisation ou encore capitalisme sauvage.

Sauvage, il l’est par sa violence à l’égard des travailleurs et à l’égard de l’écosystème.

Notre but, c’est de domestiquer le capitalisme, de le contraindre à nouveau – et si possible mieux qu’avant – par des normes sociales et environnementales. Il ne s’agit pas de seulement le dire et de tourner la page : c’est la condition sine qua non de tout succès, comme la prise en compte du froid en Sibérie est la condition première de la réussite de toute expédition. En finir avec l’individu libre sur le marché libre, cette idée primordiale doit être présente dans les têtes chaque fois que l’on envisage un projet particulier.

  • Cécile

    Bien sûr.
    Tout est fait pour que l'on ne pense qu'à son intérêt personnel et pas à l’intérêt général. C'est pour cela que l'école a un rôle à jouer, ce n'est pas la solution mais une des pistes. Ca me fait penser à une maxime sur un mug offert par un parent d'élève : "Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin". C'est à l'école que 'on devrait avoir l'expérience de ça!!! Mais on a plutôt l'impression qu'on nous fait traverser la Sibérie en slip! CQFD

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