AlternativeS DémocratiqueS - Notre situation en mars 2014

REMARQUE ! Ce site utilise des cookies et autres technologies similaires.

Si vous ne changez pas les paramètres de votre navigateur, vous êtes d'accord. En savoir plus

J'ai compris

Qu'est-ce qu'un cookie ?

Un cookie est une information déposée sur votre disque dur par le serveur du site que vous visitez.

Il contient plusieurs données :

  • le nom du serveur qui l'a déposée ; 
  • un identifiant sous forme de numéro unique ;
  • éventuellement une date d'expiration…

Ces informations sont parfois stockées sur votre ordinateur dans un simple fichier texte auquel un serveur accède pour lire et enregistrer des informations.

A quoi servent les cookies ?

Les cookies ont différentes fonctions. Ils peuvent permettre à celui qui l'a déposé de reconnaître un internaute, d'une visite à une autre, grâce à un identifiant unique.

Certains cookies peuvent aussi être utilisés pour stocker le contenu d'un panier d'achat, d'autres pour enregistrer les paramètres de langue d'un site, d'autres encore pour faire de la publicité ciblée.

Que dit la loi par rapport aux cookies ?

La réglementation prévoit que les sites internet doivent recueillir votre consentement avant le dépôt de ces cookies, vous indiquer à quoi ils servent et comment vous pouvez vous y opposer. En pratique, un message doit apparaître quand vous vous connectez au site pour la première fois pour vous indiquer comment accepter ou au contraire refuser les cookies.

Comment bloquer les cookies ?

Vous trouverez des conseils pour installer des outils vous permettant de bloquer certains cookies lors de votre navigation. Pour les professionnels, nous proposons des fiches pratiques pour qu'ils puissent respecter leurs obligations légales.

Comment est-il possible de savoir quels sont les cookies déposés lors de ma navigation ?

Les experts de la CNIL ont développé un outil que vous pouvez installer en quelques clics qui s'appelle CookieViz. Il vous permettra de visualiser en temps réel l'ampleur du phénomène des cookies ainsi que le nombre impressionnant d'acteurs qui interviennent pour analyser votre navigation. 

Source : CNIL

Connexion

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Voici le texte du rapport politique qui a été présenté par Rémi Castérès lors du premier Congrès d’AlternativeS DémocratiqueS, le 15 mars 2014.

 

AlternativeS DémocratiqueS était fondé il y a un an par quatre d’entre nous, acte marqué par l’orgueil et par la folie. Comment prétendre modifier la société française en se comptant sur les doigts d’une seule main, sans argent, sans appui médiatique ni autre ? Il fallait essayer, et nous l’avons fait.

Il y avait d’excellentes raisons pour s’aventurer quand même, malgré si peu de moyens et si peu de chances de réussite.

La première était l’analyse de la situation.

Le capitalisme a triomphé du communisme, évènement que personne n’avait prévu. Mais il n’y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne. Ce triomphe allait être la cause de la débâcle. Dès 1989, plus personne ne croyait à une société alternative. La bataille des idées était gagnée. Il suffisait d’éliminer un à un les derniers obstacles, de détruire ou de domestiquer les syndicats, de contrôler l’information, de corrompre les intellectuels. Les arrêts temporaires sur le chemin ultralibéral étaient suivis de nouveaux assauts, victorieux.

Les conséquences ont été la paupérisation des travailleurs, à l’échelle de la planète, et un enrichissement des plus riches sans précédent dans l’Histoire. Pour continuer à faire tourner l’économie, les pauvres ont été invités à s’endetter. Comme ils ne pouvaient pas rembourser, cela à entrainé une crise financière. Comme ils ne peuvent plus consommer, cela a entrainé une crise économique.

Pour sortir de la crise, il faudrait rétablir une meilleure répartition des richesses. Les riches n’en veulent pas, d’autant que rien ne les y contraint.

C’est une crise qui ne peut pas se résoudre spontanément. Il y a eu un précédent, la Grande Crise de 1929. Cette crise a provoqué la Seconde Guerre Mondiale. Immédiatement après la guerre, d’énormes progrès sociaux ont entrainé trente années de croissance économique, les Trente Glorieuses.

Le choix que nous avions, il y a un an, était assez simple. Soit mettre le masque des optimistes qui prétendent que tout va s’arranger tout seul et qu’en attendant, il convient de se débrouiller du mieux qu’on peut. Optimisme souvent soutenu par l’alcoolisation et la consommation de drogues variées. Optimisme de façade, pessimisme fondamental.

Soit contempler la situation avec réalisme, ce qui ne poussait certes pas à une joie débordante, mais quand même au plaisir de comprendre la mécanique des évènements et qui incitait à se dire que, foutus pour foutus, autant essayer de renverser la situation. Il était possible de démarrer immédiatement la bataille des idées. Pessimisme apparent, optimisme fondamental.

L’évolution de l’économie depuis un an a confirmé notre analyse. Les efforts extorqués aux travailleurs par les camarades socialistes ont produit leurs effets : paupérisation accélérée, chômage massif, enrichissement sans précédent des plus grandes fortunes. L’aile gauche du Parti Socialiste, avec son ministre du redressement productif, a révélé ce qu’elle est : une escroquerie.

Politiquement, les grands partis ultralibéraux sont discrédités et leurs satellites sont mal en point. Le seul parti qui progresse est le seul qui se prononce contre la mondialisation, le Front National. Sur tout notre continent, l’Europe réelle est rejetée par les peuples et l’euro est de plus en plus remis en cause. Partout, l’extrême-droite progresse.

Et nous dans tout ça ?

Nous sommes partis de rien ou presque. Une compréhension de la situation et des propositions pour sortir de la crise. Aucun espoir que nos idées soient relayées par les médias. Le départ n’a pas été fulgurant. Après la fondation du parti, il a fallu plusieurs mois pour que le besoin d’une nouvelle réunion se fasse sentir. Puis, progressivement, nos activités se sont intensifiées.

Nous avons suivi deux voies de développement.

La première est l’extension du parti. Nous sommes aujourd’hui 16. C’est dérisoire et en même temps, c’est quatre fois plus. C’est dérisoire parce que nous n’avons pas de poids dans la vie politique. Le jour où nous apparaitrons publiquement, comme des champignons à la surface du sol, c’est que notre réseau souterrain, comme le mycélium, se sera considérablement étendu. Et cette extension, nous ne pouvons la faire que par des contacts personnels.

Un point sur lequel nous avons échoué, c’est la création de groupes de base. Nous fonctionnons toujours en Assemblée Générale de tous les adhérents.

La deuxième voie a été celle du développement de nos idées. Le travail accompli sur le forum et par les commissions est extraordinaire. Nous avons fait la preuve que le peuple peut penser, qu’il n’a pas besoin des experts.

Notre grande force, c’est l’ampleur et la cohérence de nos idées. Aucun autre parti ou groupe de réflexion n’en approche. Notre avantage déterminant, c’est notre liberté de penser. Nous sommes en dehors des calculs politiciens, nous n’avons pas de places à défendre ou à convoiter, nous sommes libres d’aborder tous les sujets sous tous les angles.

Quelle suite pour l’année à venir ?

Le contexte sera celui de la paupérisation et du chômage. Les institutions de la Ve République seront davantage remises en cause par le divorce entre le peuple et la classe politique. L’extrême-droite poursuivra son ascension ; il n’y a qu’à attendre la mort de Jean-Marie Le Pen pour qu’elle s’épanouisse pleinement. Des crises violentes peuvent surgir à l’impromptu, comme une crise financière aigüe, une crise monétaire ou des émeutes.

Le recrutement de notre parti est assurément populaire. Il est marqué par le chômage. Il y a autant de femmes que d’hommes. Mais nous sommes très faibles chez les jeunes.

Nous avons besoin de recruter de nouveaux adhérents et la jeunesse devrait être notre priorité. Il n’y a pas à s’adresser aux jeunes de façon démagogique ou timorée. L’avenir des jeunes, c’est d’être misérables, humiliés et soumis. Ils sont les premières victimes de la crise et c’est normal : ce sont eux qui se défendent le moins. Se laisser faire, ils y ont été entrainés par leurs parents et par leurs professeurs. Nous devons avoir des initiatives pour solliciter les jeunes.

Un autre but du recrutement, c’est de créer enfin des organisations locales.

Enfin, plus nous aurons d’adhérents, plus il y aura de réflexion, avec l’approfondissement de ce que nous avons déjà réalisé et la création de nouvelles commissions (santé, agriculture, etc.)

Si nous réussissons à recruter, particulièrement dans la jeunesse, si nous réussissons à développer nos idées, une alternative plausible s’offrira au peuple. L’issue n’est pas que la misère et le désespoir.

Un dernier type d’action avait été discutée lors de notre réunion fondatrice, le 12 mars 2013, et n’avait plus été discutée depuis. Il s’agit d’actions de formation.

La totalité de l’appareil idéologique est contrôlée par les plus riches. Leur doctrine économique a fait faillite, ça n’est pas grave. D’autres idéologues fabriquent des doctrines de secours. Toujours dans le même but : justifier ce qui existe, fabriquer des leurres sur lesquels vont se focaliser les mécontentements, décourager les tentatives de penser vraiment. On psychologise l’économie. On nie qu’il existe des lois économiques, on nie qu’on puisse prévoir quoi que ce soit. Prenez votre calculette, taper -4 puis racine carrée. Vous avez un message d’erreur. Cela prouve bien que les mathématiques ne sont pas une science, qu’on peut juste commenter l’histoire des mathématiques et raconter des histoires sur les nombres. 666, c’est le chiffre du diable. 820, eh bien si on gagne 820 euros, on est bien malheureux. Et cette déclaration prouve que je suis social.

Je pense qu’il est aussi indispensable de dégommer les pseudos dissidents qu’il a été nécessaire de démolir la doctrine économique officielle. Pour cela, il est nécessaire d’aborder les questions fondamentales de l’économie. Qu’est-ce qui produit la richesse ? D’où vient la pauvreté ? Quel est le rôle de l’argent ? Etc.

Je propose que nous tenions une journée d’étude sur ces questions. Une journée, cela laisse le temps d’exposés, du temps pour la réflexion, du temps pour la contradiction.

Si cette journée d’étude est réussie, nous pourrions en préparer d’autres, par exemple sur l’histoire de l’ultralibéralisme, sur l’histoire de la construction européenne.

Pendant cette première année d’existence de notre parti, je n’ai pas fait tout ce que j’aurais voulu. Et c’est tant mieux ! Si vous choisissez de me réélire comme président, je n’abandonnerai pas mais vous devez anticiper que je devrai lentement diminuer mes activités. N’hésitez pas à prendre et à partager des responsabilités. Il n’y a pas d’argent à y gagner mais la fierté et le prestige qui sont et seront associés à AlternativeS DémocratiqueS. Ce qui n’est pas si mal.