AlternativeS DémocratiqueS - Où en est AlternativeS DémocratiqueS ?

REMARQUE ! Ce site utilise des cookies et autres technologies similaires.

Si vous ne changez pas les paramètres de votre navigateur, vous êtes d'accord. En savoir plus

J'ai compris

Qu'est-ce qu'un cookie ?

Un cookie est une information déposée sur votre disque dur par le serveur du site que vous visitez.

Il contient plusieurs données :

  • le nom du serveur qui l'a déposée ; 
  • un identifiant sous forme de numéro unique ;
  • éventuellement une date d'expiration…

Ces informations sont parfois stockées sur votre ordinateur dans un simple fichier texte auquel un serveur accède pour lire et enregistrer des informations.

A quoi servent les cookies ?

Les cookies ont différentes fonctions. Ils peuvent permettre à celui qui l'a déposé de reconnaître un internaute, d'une visite à une autre, grâce à un identifiant unique.

Certains cookies peuvent aussi être utilisés pour stocker le contenu d'un panier d'achat, d'autres pour enregistrer les paramètres de langue d'un site, d'autres encore pour faire de la publicité ciblée.

Que dit la loi par rapport aux cookies ?

La réglementation prévoit que les sites internet doivent recueillir votre consentement avant le dépôt de ces cookies, vous indiquer à quoi ils servent et comment vous pouvez vous y opposer. En pratique, un message doit apparaître quand vous vous connectez au site pour la première fois pour vous indiquer comment accepter ou au contraire refuser les cookies.

Comment bloquer les cookies ?

Vous trouverez des conseils pour installer des outils vous permettant de bloquer certains cookies lors de votre navigation. Pour les professionnels, nous proposons des fiches pratiques pour qu'ils puissent respecter leurs obligations légales.

Comment est-il possible de savoir quels sont les cookies déposés lors de ma navigation ?

Les experts de la CNIL ont développé un outil que vous pouvez installer en quelques clics qui s'appelle CookieViz. Il vous permettra de visualiser en temps réel l'ampleur du phénomène des cookies ainsi que le nombre impressionnant d'acteurs qui interviennent pour analyser votre navigation. 

Source : CNIL

Connexion

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Au XVIIIe siècle, le roi Charles III s’emploie à moderniser l’Espagne. Pour cela, il a besoin d’une carte précise de son pays, comme celle que les Cassini établissent pour la France. Mais il n’a pas, ou ne veut pas, y consacrer les moyens nécessaires.

À son géographe, Tomas Lopez de Vargas Machuca, de se débrouiller. Ce dernier a une idée géniale. Il écrit à chaque curé pour lui demander de dessiner la carte de sa paroisse. Plus besoin de géographes ni d’arpenteurs !

Tomas Lopez est mort d’épuisement, en 1802, après avoir vainement essayé de coordonner et d’unifier des centaines de cartes incohérentes entre elles.

Je repense à cette histoire quand je vois des “forums sociaux” tenter de faire la synthèse entre protecteurs des abeilles, féministes, défenseurs des petites écoles, antinucléaires, etc. C’est sympathique mais ça ne peut déboucher sur rien de cohérent.

Il y a pire que cette incohérence. Avec la chute du communisme, toute idée d’un changement global s’est trouvée discréditée. Tous ceux qui avaient envie de changer quelque chose se sont occupés de leur quartier, de leur village, ou d’un sujet bien particulier. Ainsi, ils avaient, et ils ont encore, le sentiment d’être concrets sinon efficaces. Tout cela est bel et bon en des temps normaux.

Nous ne sommes plus dans des temps normaux. La chute du communisme a eu bien d’autres conséquences, en particulier la mutation du capitalisme en ultralibéralisme, c'est-à-dire le rejet de tout contrôle et toute intervention des États. Avec les conséquences que l’on connait depuis 2007 : une crise profonde et systémique. L’ultralibéralisme ravage l’économie, saccage la vie quotidienne des gens, obère l’avenir des enfants, détruit les équilibres écologiques. Croire que l’on peut résoudre tel problème local ou spécifique dans ces conditions est une illusion.

Agir localement conduit à penser localement. Dès lors, des solutions aux problèmes sont recherchées dans le cadre du système actuel. Les défenseurs des abeilles ne vont pas appeler à renverser le système économique ! Pourtant, ils devraient. Les abeilles, comme tout le reste, sont d’abord victimes des appétits financiers.

Les militants d’AlternativeS DémocratiqueS ne prétendent pas avoir inventé l’eau chaude. Ils se sont contentés de repérer ce qui est commun aux systèmes qui ont échoué, le communisme et l’ultralibéralisme : c’est l’accaparement du pouvoir par une petite minorité.

Ils ont observé les réponses apportées à la crise de l’ultralibéralisme. Toutes locales, toutes insuffisantes. Il fallait renouer avec un projet global. Les axes de ce projet sont décrits sur ce site, dans les pages consacrées à « Démocratiser la société française ».

Nous sommes des gens ordinaires – aucun d’entre nous n’a eu de carrière politique. Nous avons pourtant fondé un parti politique et défini ses règles de fonctionnement. Vous trouverez dernières en cliquant sur l’onglet « À propos ».

Nous voulons maintenant développer notre projet dans les grands secteurs qui concernent notre société, l’agriculture, la défense nationale, l’écologie, l’économie, la santé, etc. Pour cela, nous mettons en place des Commissions spécifiques. Il ne s’agit pas d’établir des listes de revendications ou des catalogues électoraux, mais de réfléchir à ce qui pourrait être fait dans tel ou tel domaine, dans une société démocratisée. Par exemple, en ce qui concerne l’éducation, nous nous posons les questions suivantes :

• Qu’est-ce qui ne nous convient pas dans le système scolaire actuel ? Dans son fonctionnement ? Dans ses résultats ?

• Que voulons-nous pour les jeunes à la fin de la scolarité obligatoire ?

• Quels seraient les moyens matériels, humains, pédagogiques, à mettre en œuvre pour réaliser un tel projet ?

• Par quelles mesures transitoires pourrait-on passer de la situation actuelle à celle que nous souhaitons ?

Nous sommes trop peu nombreux pour mener ces tâches de front. C’est pourquoi nous vous appelons à prendre contact avec nous si vous partagez notre projet global de démocratisation et si vous avez des idées à faire valoir – ou si vous voulez juste participer à une œuvre commune.

 

  • Cuizinaud patrick

    Je partage ton avis Rémi, sur l’état des lieux que tu fais de notre société.
    Je ne partage pas complètement la critique sur les « actions locales ». J’y vois au contraire un reflet de la vivacité de notre société, un refus de tomber dans la soumission totale au pouvoir en place (par ailleurs élu par nous-mêmes !). Il y a certainement aussi la volonté de ne pas laisser une classe dirigeante décider de tout. Ce tissu associatif, syndical,… représente en France une part non négligeable de la société et je trouve cela assez sain. Je suis assez d’accord pour convenir que ces positionnements hétérogènes qui sont parfois l’expression d’intérêt individuels, s’opposent de temps à autre et ne mènent pas à des changements majeurs et coordonnés.
    La chose politique est là pour cela à mon sens. A travers les idées, les projets défendus et leurs programmes associés, les partis politiques se positionnent et offre un choix démocratique aux citoyens lors des élections. C’est d’ailleurs l’actualité d’AD de construire son projet aujourd’hui comme tu le proposes à la fin de ton écrit.
    Pour moi les deux strates doivent coexister. L’engagement politique est malheureusement très faible et en cela, l’action d’AD est louable.
    Dans la démarche, je trouve que « AD » est cohérente mais pas originale.
    Pour moi, le sujet fondamental est bien la définition d’un projet de société mais planétaire. Car, limité à notre pays, il rejoindrait les défauts décrit par Rémi du « local ».
    Comment imaginer une société meilleure dans un endroit du globe alors qu’à coté règne la barbarie ?
    Construire un projet est une chose, le mettre en œuvre en est une autre et il y a sur ce point bien des critiques à faire sur notre classe politique.il s’agit là aussi d’un chantier très important sur l’exercice de la vie politique.
    Je me reconnais aussi dans la volonté d’animer la chose politique afin de la rendre plus abordable à tout un chacun .En cela AD joue un rôle magnifique par des écrits simples et clairs en compréhension et des rendez vous « débats » qui sont proposés.
    Il faudra surement redoubler d’énergie pour fédérer en nombre et convaincre que c’est possible de s’engager en politique à tous les niveaux de la société.
    Bonne chance dans cette construction !

    Patrick Cuizinaud

  • Que la démocratie dans notre pays ne soit qu’un leurre est largement développé dans plusieurs autres textes et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons créé AlternativeS DémocratiqueS. Je ne m'étends pas à ce sujet et je vais discuter deux points très intéressants que tu soulèves : l’action à l’échelle locale et l’action au niveau mondial.

    Effectivement, mon article pourrait laisser penser que nous serions hostiles aux actions locales. Il n’en est rien.

    Ce que nous dénonçons, c’est l’illusion que si chacun s’efforçait d’améliorer les choses à son niveau, les choses iraient globalement mieux. Il y a d’ailleurs, comme tu le soulignes, une multitude d’actions locales. Le résultat est patent : elles n’empêchent pas la désagrégation de notre société, tout au plus arrêtent-elles momentanément la dégradation sur tel ou tel point.
    Nous pensons que les actions spécifiques sont indispensables, mais qu’elles doivent être conçues dans une compréhension globale du fonctionnement de la société ultralibérale, et dans la perspective de son renversement. Pour ne prendre qu’un exemple, provocant, la lutte contre le danger nucléaire est présentée d’abord sous son aspect technico-scientifique, alors que le nucléaire est avant tout un problème financier. Fukushima n’est pas un accident nucléaire ; c’est un désastre dû à la poursuite du profit maximum par une poignée d’individus, qu’elles qu’en soient les conséquences.
    J’en viens à la société planétaire.
    Même si cela choque moralement, toute l’Histoire montre que des sociétés meilleures cohabitent à côté de la barbarie. En 1936, il valait mieux vivre dans la France du Front Populaire que dans l’Allemagne nazie ; cela ne discrédite pas pour autant le Front Populaire. Aujourd’hui, mieux vaut vivre au Japon ou en Corée du Sud que dans le régime de Kim Jong-un. J’ai montré ailleurs qu’il vaut mille fois mieux être écolier en Finlande que chez nous alors que nous faisons pourtant partie de la même Europe.
    Ces différences constituent même la meilleure justification de l’action politique : si tout était à peu près égal partout, on serait tenté d’expliquer les injustices par la nature humaine. Qu’il y ait de tels écarts dans des pays proches montre bien qu’il s’agit d’autre chose, que c’est le résultat de choix politiques. Et quand un peuple renonce à s’intéresser au vivre ensemble, comme c’est largement le cas aujourd’hui chez nous, il doit en payer les conséquences.
    Je n’ai aucune idée de la manière dont on pourrait s’y prendre pour définir un projet commun de société avec l’Arabie Saoudite, la Corée du Nord, la Syrie, l’Érythrée, etc. La résolution de tous les conflits, la disparition des armées, une monnaie universelle, cela me parait relever de l’utopie.
    Il existe au niveau national des moyens d’action qui n’existent ni à l’échelle locale ni au niveau mondial. La monnaie, le système bancaire, le commerce extérieur, les lois sociales ne se contrôlent bien qu’à ce niveau, sans oublier que les traditions, la langue et la culture forment un peuple et une volonté commune.
    >On voit bien a contrario que l’euro n’a pas fait l’Europe, que toutes les résolutions du Bureau International du Travail n’empêchent pas que les conditions de travail dans les usines du Bangla Desh ou du Cambodge qui fabriquent nos vêtements soient exactement les mêmes qu’en Europe au début du XIXe siècle, que toutes les annonces des G20 n’ont rien changé aux paradis fiscaux.
    Cette volonté d’action au niveau national ne nous empêche pas de rechercher les contacts avec des militants qui poursuivraient des buts similaires dans d’autre pays. Le texte qui présente AlternativeS DémocratiqueS à nos amis étrangers est en cours de traduction en italien et en anglais. Agir au niveau national, c’est pour être efficace, non par repli timoré.

Ajouter un commentaire